mercredi 16 juillet 2014

Bilan premier semestre 2014

Chaque année je m'impose le défi d'aller voir un maximum de films au cinéma. Ce défi qui me tient à cœur est régi par une règle d'or : faire en sorte de voir plus de films que l'année précédente. En 2013, j'ai vu 60 films au cinéma. Ne sont comptabilisés, of course, que les longs-métrages inédits ; exit donc les rétrospectives et séances spéciales. Et puisque nous sommes arrivés à mi-chemin dans cette année 2014, il est l'heure de dresser un premier bilan...



Du 1er janvier au 30 juin j'ai réussi à voir 29 films : il y a eu évidemment de belles découvertes (La Vie rêvée de Walter Mitty, Her, States of Grace), des déceptions (The Spectacular Now, Swim Little fish swim), les sempiternels remakes américains (Oldboy, formellement bon mais vain, comme 99% des remakes américains), des séances « what the fuck » (Under the Skin), mais globalement aucun véritable gros coup de cœur venu chambouler mes conceptions du cinéma. De beaux moments cependant, à commencer par un Only Lovers left alive inattendu et hypnotisant, mais la palme d'or du coup de cœur revient indéniablement à une scène du film français Tonnerre, où un Bernard Menez désabusé déclame du Musset à un chien transi d'admiration et d'enthousiasme. Une séquence hors du commun, chargée d'émotion, entre grotesque et poétique. Une pépite discrète bienvenue dans un paysage boursouflé par des blockbusters qui tournent en rond.

Solène Rigot et Vincent Macaigne dans Tonnerre



Parallèlement à cette industrie hollywoodienne, les bobos continuent de filmer et, de facto, de nous communiquer leur ennui : Gia Coppola avec Palo Alto d'un côté et Lola Bessis et Ruben Amar avec Swim Little fish swim de l'autre récoltent tous les trois la décevante récompense du « Bâillement d'or » - je précise avec fierté que j'ai enchaîné les deux films sans m'endormir un seul instant... Car voilà, être détenteur d'une carte UGC Illimité s'accompagne d'un syndrome bien particulier : on va voir tout et surtout n'importe quoi. Alors certes, personne ne me met le couteau sous la gorge et je suis absolument libre dans le choix des films que je vais voir, mais lorsque j'ai le malheur de lire des critiques ou des commentaires dithyrambiques au sujet d'un film sur lequel je n'aurais pas parié un seul kopek à la base, eh bien, ma foi, la curiosité et l'envie de me laisser surprendre l'emportent. C'est donc dans ces circonstances que je me suis précipité sur Palo Alto et Swim. Las, face à des thématiques ultra redondantes et des univers passablement hermétiques (genre je-suis-une-bobo-arty-personne-ne-me-comprend-allez-tous-vous-faire-enculer), j'ai du mal à me sentir concerné.



Mais il y a pire... Kim Chapiron ! La Crème de la crème, soi-disant ! Hahaha, l'incarnation de l'exception culturelle !!! Je pense que pour notre santé intellectuelle, il faudrait interdire à ce monsieur de faire du cinéma, le faire exiler, que sais-je encore ? Réagir en tout cas ! Alors une bonne fois pour toutes, NON, Sheitan n'est pas un film « génial ». Au mieux c'est un film stupide, au pire un gâchis de financement et un mépris total envers de VRAIS auteurs qui savent écrire et filmer. Je suis allé voir cette Crème en me disant que dix années s'étaient écoulées depuis Sheitan, j'ai tout simplement caressé l'espoir naïf que Chapiron avait grandi. *soupir* De nouveau je suis tombé dans le panneau. Une Crème indigeste portée par des comédiens qui ne comprennent pas ce qu'ils disent. La faute à des dialogues eux-mêmes sortis des abysses de la crétinerie. Alors oui, c'est beau (mais d'une manière générale, le passage au numérique a rendu tous les films « beaux ») et c'est sympa de faire jouer des potes dans son film (big up Justice !), mais rien ne m'insupporte plus que de prendre les gens pour des cons. 

Tom Hiddleston dans Only Lovers left alive



Ok, j'arrête de râler. Je n'oublie pas l'émotion qui m'a gagné en voyant States of Grace et Dallas Buyers Club, ni l'atmosphère désincarnée de la ville de Tonnerre, ni la tendresse de Minuscule, ni les chocs 12 Years a slave, Tom à la ferme et The Rover. Toutefois, si la plupart de ces films-là étaient dotés d'un potentiel énorme, le résultat global, sans être pour autant décevant, pouvait parfois laisser une sensation de frustration. L'exemple le plus probant est celui de The Rover qui, après une première demie-heure époustouflante a eu tendance à tomber dans ses propres pièges – à commencer par le défaut de rythme. Néanmoins, le résultat est plus que satisfaisant, avec un Robert Pattinson exceptionnel et un climat post-apocalyptique qui n'a rien à envier à Mad Max.



J'attends donc un second semestre un peu plus convaincant. Et ce n'est pas gagné car après le décevant The Two Faces of January, l'immonde Transcendance et le très moyen Zero Theorem de Terry Gilliam, ce ne sont pas les Francis, ni la suite du déjà mauvais American Nightmare qui viendront rehausser le niveau. Espérons seulement que des projets plus ambitieux comme les très attendus Boyhood et Winter Sleep sachent tirer leur épingle du jeu...

Ici ma liste Sens Critique des films vus en 2014.

John Gallagher Jr., Alex Calloway et Rami Malek dans States of Grace

mercredi 2 juillet 2014

Les Lois de l’attraction

James Van Der Beek (Sean Bateman)

Paul Denton aime Sean Bateman. Sean Bateman aime Lauren Hynd. Et au milieu de ces trois-là, une débauche de sexe, de drogues et d’alcool, que trahissent les illusions perdues de la jeunesse américaine des années 80, régie par les lois de l’attraction.

Adapter au cinéma un roman de Bret Easton Ellis n’est pas chose aisée. L’auteur, que l’on qualifie volontiers de « culte et controversé », nous propose en effet depuis son premier roman Moins que zéro en 1985 une littérature cynique, où se télescopent des personnages vains et désabusés en proie à un ennui profond, qu’aucune forme d’excès ne saurait satisfaire. Son œuvre est d’autant plus intrigante qu’Ellis brasse des sujets complexes et confère à ses romans une dose autobiographique plus ou moins subtile, notamment grâce à des thématiques auxquelles répondent des personnages clés qui se font écho d’un roman à l’autre : l’ennui (Clay dans Moins que zéro, Sean Bateman ici), le mercantilisme (Patrick Bateman dans American Psycho, personnage inspiré par le propre père de l’auteur et frère de Sean), les démons de l’écriture et de la paternité (Ellis lui-même dans Lunar Park), entre autres.

Pour transposer à l’écran un roman tel que Les Lois de l’attraction, il fallait donc un auteur à la fois véritablement concerné par le sujet et fidèle à une esthétique percutante. Dès la publication du roman, Roger Avary, collègue d’un certain Quentin T. dans un vidéo club de la banlieue de Los Angeles, se prend de fascination pour ce portrait décadent de la jeunesse américaine d’alors. Toutefois, si d’après Avary le roman est le reflet parfait de sa génération et doit être adapté au cinéma, le jeune homme choisit d’abord de se consacrer à l’écriture des scénarii de Reservoir Dogs, de True Romance et de Pulp Fiction (rien que ça…), puis il passe à la réalisation en 1994 avec Killing Zoe. Parallèlement à des projets pour la télévision, il développe l’écriture des Lois de l’attraction et c’est finalement en 2003 que le film sort au cinéma (le 12 mars sur les écrans français).

James Van Der Beek et Shannyn Sossamon (Lauren Hynd)

Les Lois de l’attraction s’attarde donc sur une poignée d’étudiants sur la période d’une année scolaire. Sans trahir pour autant le roman d’Ellis, Avary se permet tout de même quelques libertés. Il s’approprie l’œuvre de manière à rendre la narration la plus intemporelle et universelle possible. La plupart des éléments « 80’s » sont évincés. Lorsqu’il évoque son film, le réalisateur affirme qu’ « il parle bien sûr de la jeune génération, mais surtout, il lui parle à elle. » Exit, donc, les American Pie et autres teen movies décérébrés. Il émane du film un sentiment profondément nihiliste et tragique dans la quête de liberté sociale et le refus de toute contrainte des personnages. C’est d’ailleurs lors d’une introduction particulièrement percutante - et techniquement brillante d’inventivité - que l’on entend Sean dire : «Je me prends pour un vampire. D’ailleurs ça ne m’est pas très difficile parce que c’est ce que je suis, un vampire émotionnel. (…) Je cherche la proie de ce soir. Ce sera qui ? » Cette séquence d’introduction est d’une importance capitale : elle présente successivement les trois personnages principaux au moment de la fin de l’année scolaire. A cette introduction succède le générique du film qui synthétise à rebours l’année qui vient de s’achever, pour enfin reprendre le récit au début de l'année scolaire. Le film va donc se construire selon une syntaxe symétrique puisque la séquence de fin répondra bien sûr à celle d'ouverture (en gros, il s'agit tout simplement d'une anaplodiplose...). Par ce procédé, Avary met en exergue l'inexorabilité et la cruauté du temps qui passe et donc du destin des personnages. Sean, Lauren et Paul, par leurs choix et leurs actions, s'embourbent à chaque fois un peu plus.

« J'ai couché avec elle parce que je suis amoureux de toi. »

Mais au-delà de l'aspect tragique du récit, Avary instille ça et là un humour ravageur, porté par des comédiens au meilleur de leur forme et une bande-son où se croisent notamment The Cure, Blondie, The Rapture et Serge Gainsbourg. Entre monologues intérieurs qui agissent comme des prises de conscience de la part des personnages et dialogues cinglants, le film oscille entre pure provocation et détresse réelle. Et pour incarner cette détresse et ce nihilisme, Avary pousse le vice jusqu'à proposer un casting constitué essentiellement de comédiens révélés par des séries ou des films populaires : Thomas Ian Nicholas, vu dans la saga American Pie, Shannyn Sossamon de 40 jours et 40 nuits, Jessica Biel (Sept à la maison) et surtout, SURTOUT... James « Dawson » Van Der Beek, aujourd'hui passé maître dans l'art de l'autodérision (voir son tumblr jamesvandermemes). Tout ce beau monde prend à revers des carrières estampillées « teenager », pour un résultat d'autant plus détonnant.

A sa sortie, beaucoup ont reproché aux Lois de l'attraction son aspect trop superficiel. Mais pour donner corps à l'univers percutant du roman d'Ellis, il fallait justement insérer le récit, déjà complexe, dans une esthétique sophistiquée. Longs travellings, split screen justifiés par l'alternance des narrateurs, ralentis, accélérés, Avary impose des gimmicks dingues, à la limite de l’épileptique, mais fort de ces audaces stylistiques, il restitue fidèlement l'esprit de l’œuvre littéraire tout en imposant sa propre vision des choses. Le réalisateur pénètre en effet au cœur du roman, aussi bien du récit que du style alambiqué de son auteur (phrases sans débuts, interminables, sans ponctuation). Il ne se contente pas, comme beaucoup le font, de restituer fadement l’œuvre originelle, il lui donne vie en prenant soin de juxtaposer les préoccupations d'Ellis avec les siennes, en s'octroyant le luxe de ponctuer son film de symboles propres à son univers (par exemple le comédien Eric Stoltz, vu dans Killing Zoe, ici dans le rôle du prof de fac débauché, ou encore des références plus ou moins discrètes à son pote Tarantino), sans jamais verser dans l'auto-citation ou la surenchère mégalo. Pour parvenir à ce résultat, quinze années d'écriture ont été nécessaires. Le film se révèle être au final un véritable tour de force scénaristique et technique, où le grotesque le dispute au tragique, sans aucune complaisance.

Fable nihiliste, grande tragédie romantique, chronique adolescente pop, Les Lois de l'attraction brasse tous ces codes pour un résultat véritablement hors normes. Au Panthéon de mes films fétiches, assurément.

-Ko

Ian Somerhalder (Paul Denton)




dimanche 2 mars 2014

Hard Candy



Patrick Wilson et Ellen Page


« Does your mom know you cut off men’s balls? »

            Avant de se faire happer par la maudite industrie hollywoodienne, David Slade avait plus d’un tour dans son sac, comme en témoigne son tout premier long-métrage en tant que réalisateur, Hard Candy, thriller captivant qui tient une place de choix dans ma dvdthèque.

            Hard Candy, c’est l’histoire d’un photographe qui séduit une jeune fille sur internet. Lui, c’est Jeff, et il pète la classe. Elle, c’est Hayley et elle est mineure. S’engage alors un jeu de séduction et de manipulation dont personne ne sortira indemne…

            Originaire de Grande-Bretagne, Slade avait déjà fait ses armes dans le monde du vidéo-clip. C’est à lui que l’on doit notamment les clips de Muse sur leur période Origin of Symmetry (New Born, Bliss, Hyper Music et Feeling Good), Stereophonics ou encore System of a Down, et quelques années plus tard, un épisode de Breaking Bad. A Hollywood, personne ne voulait produire le scénario de Hard Candy. C’est au final Lions Gate Entertainment qui mise sur celui-ci et confie au Britannique la réalisation, et en raison du sujet polémique soulevé par le scénario, le budget est maintenu en dessous du million de dollars (soit 500 fois moins qu’Avatar, à bon entendeur…). Ainsi, la production s’est tenue à l’écart et à aucun moment n’a interféré lors du tournage.


Côté casting, on retrouve un Patrick Wilson passionnant et on découvre avec bonheur une jeune actrice très prometteuse. Si Juno a imposé Ellen Page sur la scène internationale, c’est véritablement Hard Candy, qui a su révéler, un an auparavant, la jeune comédienne. Le magazine Ciné Live ne s’y était d’ailleurs pas trompé : « Ni singe savant, ni Shirley Temple trashy, elle joue sa Gavroche pour décapiter les stéréotypes et distiller l’effroi. Le terme de ‘révélation’ est en deçà de la réalité ». Et pour cause, du haut de ses 17 ans travestis en 14, la Canadienne crève l’écran, dans un ballet de manipulation mentale très perturbant.

« Playtime’s over. Now it’s time to wake up. »

Cette relecture du conte du Petit Chaperon rouge est donc véritablement l’occasion pour David Slade de jouer cartes sur table. Il traite ici d’un sujet sensible, il y est question de viol et de pédophilie, pourtant, Slade s’affranchit de tout manichéisme et propose un film dense, où l’image prend pleinement sens. Ici, les émotions des personnages transitent à travers les couleurs. Du rouge écarlate, l’image bascule soudain vers un bleu glacial. Et c’est à un Français, Jean-Clément Soret, que l’on doit ce travail d’étalonnage sophistiqué. De même, la composition des plans a été très travaillée. Slade n’hésite pas à faire des gros plans sur ses comédiens, de manière à capter l’essence même de leurs émotions. Le cadrage, d’une précision chirurgicale, enserre les comédiens comme dans un étau, la caméra opère des travellings circulaires comme pour décrire l’arène dans laquelle la mise à mort se prépare. Des mouvements lents, infiniment mesurés, une caméra ambivalente, qui passe du simple statut d’observatrice à celui de bourreau implacable. A l’évidence, le metteur en scène maîtrise et s’approprie la grammaire cinématographique pour en révéler toute son ampleur et son essence même. D’un point de vue purement étymologique, la cinématographie se veut « l’écriture du mouvement ». Mais au-delà de cet aspect formel, impossible de ne pas voir dans la mise en scène un certain clin d’œil aux tragédies classiques : unité de lieu, de temps et d’action. Coincés dans le loft de Jeff, les deux protagonistes se débattent, et vont constamment inverser les rôles de la proie et du bourreau, semant le trouble chez le spectateur à chaque instant.

D’ailleurs, en parlant de trouble, j’allais oublier de préciser que David Slade, c’est le réalisateur de Twilight 3…

-Ko.




samedi 1 mars 2014

Panda and Koala production presents…


« Pinpinpinpiiiiiin - pinpinpinpiiiiiin - toum toum - pinpinpinpinpiiiiinpin pin pin pinpinpiiiiiiiiin toum toum ! » Les lumières de la salle viennent de s’éteindre, aussitôt résonne un air familier. Ce n’est qu’un logo, nos plus beaux souvenirs d’enfance tout au mieux, aujourd’hui ils témoignent de notre excitation et de notre impatience à suivre le film qui s’apprête à être projeté. And then… Roll credits ! Pour inaugurer ce blog, nous avons choisi selon toute cohérence de parler des génériques. Même s’il paraît bien souvent insignifiant, le générique constitue en quelque sorte la carte d’identité d’une œuvre de cinéma et se doit surtout d’imposer le ton du film qu’il présente. Certains se révèlent même de véritables exercices de style. A l’inverse, quelques réalisateurs trouvent le moyen de s’affranchir de tout générique de manière à ne pas parasiter l’intrigue. C’est le cas par exemple de Christopher Nolan (Inception, trilogie Dark Knight) et de George Lucas (Star Wars). Toutefois, s’il est de plus en plus commun de voir des films exempts de tout générique, Lucas, en 1977, s’était attiré les foudres de la Directors Guild of America (syndicat professionnel qui défend les intérêts des artistes et techniciens du cinéma), laquelle impose à tout réalisateur de créditer son film dès son ouverture. Lucas avait alors fait le choix de se détacher de la DGA pour mener ses projets comme il l’entendait.

                Le générique a donc son identité propre. Celui de Watchmen de Zack Snyder par exemple ne se contente pas d’annoncer un simple casting : en faisant le lien entre deux époques, il fait partie intégrante de la diégèse. Sur une musique de Bob Dylan (The Times They Are a-Changin'), les années se succèdent et… aaaah bordel que c’est beau ! Et instantanément culte, à l’instar de celui de Millenium de David Fincher. Au cinéma, le générique lié à la reprise d’Immigrant Song de Led Zeppelin par Trent Reznor et Atticus Ross m’a fait l’effet d’une bombe. « Oh putain, ce film va être gigantesque ! » Las, le générique constitue le SEUL intérêt du film. 

                Parmi les plus spectaculaires ou originaux, on peut encore citer celui de Lord of War (Andrew Niccol), celui de Pi (Darren Arronofsky), ou bien Cours, Lola, cours (Tom Tykwer). Les génériques de fin ne sont pas en reste, je pense notamment à celui de Moonrise Kingdom, où le narrateur s’attache à décortiquer la musique d’Alexandre Desplat, puis conclue en remerciant le spectateur d’avoir bien voulu rester et respecté religieusement l’intégrité de l’œuvre. Une astuce ingénieuse et pleine de fantaisie, dans la droite lignée de l’esprit de Wes Anderson. Mais le générique qui les bat tous à plates coutures, c’est celui d’Enter the Void de Gaspar Noé. Littéralement hypnotisant. Et strictement déconseillé aux épileptiques.

                Bienvenue à vous, donc, sur notre blog consacré à nos coups de cœurs et coups de gueule.

-Ko.